L’enterrement musulman et ses pratiques

Les enterrements diffèrent les uns des autres suivant les cultures, les religions et les sociétés. Les funérailles et leur organisation se font toutes de manières différentes, car chaque culture a ses pratiques funéraires à respecter. Dans l’enterrement musulman par exemple, la veillée funéraire n’existe presque pas tandis que chez les chrétiens et dans les pays occidentaux, cette étape est cruciale pour permettre aux proches du défunt d’honorer sa mémoire une dernière fois. En effet, l’enterrement d’un musulman peut être vu comme une pratique très sobre et simpliste. Pour mieux vous renseigner là-dessus, voici en quelques lignes les points essentiels.

La préparation du défunt

L'enterrement musulman et ses pratiquesTout être est confronté à la mort avant de se présenter à Allah dans l’Islam. Lorsque la mort arrive, le défunt est préparé pour sa rencontre avec le Créateur. Dans la religion musulmane, cette préparation du défunt commence par la fermeture des yeux du défunt et par le maintien de sa mâchoire comme dans presque toutes les cultures.

Après cette première étape, le défunt est lavé. Il s’agit d’une toilette qui vise à purifier le corps et l’âme du défunt. Lors de cette toilette rituelle, le corps du défunt est positionné de sorte que sa tête soit dirigée vers La Mecque. Cette purification funéraire propre à l’enterrement de cette religion est faite trois fois, et ce, par les proches du même sexe que le/la défunt(e) ou par le veuf(e) de ce/cette dernier(ère).

Après la toilette rituelle, le défunt est essuyé par ceux qui ont fait la toilette rituelle. Il est ensuite enveloppé dans des tissus blancs ; ces linceuls blancs sont comptés en nombre impair. Après cela, le défunt est prêt pour la mise en terre. Il faut rappeler que les musulmans n’acceptent ni le don d’organe ni la crémation ni les soins de thanatopraxie et que l’inhumation doit se faire le jour même de la mort du croyant.

La cérémonie de l’enterrement

Dans l’enterrement musulman, la mise en terre du défunt commence par la sortie du défunt de son domicile. Pour cela, le corps est placé sur une civière et quatre hommes sont chargés de transporter la civière jusqu’au cimetière ou jusqu’à la mosquée suivant la cérémonie d’enterrement choisie par la famille du défunt.

Si le défunt est emmené à la mosquée, il y aura un recueillement religieux très bref conduit en principe par l’Imam. Lors de cette cérémonie religieuse d’avant mise en terre, l’assistance se tient debout, car il ne faut ni se prosterner ni se mettre à genoux lors d’un tel évènement. La prière est cadencée par la répétition de l’expression « Allah Akbar » et se complète par des prières qui vont en faveur de l’âme du défunt, des endeuillés et de ceux qui ont trépassé auparavant.

Si le défunt est tout de suite emmené au cimetière, le cortège est réalisé avec une récitation sans interruption de la prière appelée Shahada. Cette invocation est traduite en français par la phrase «  Il n’y a de Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète ». Toutes personnes croisant le cortège doit compléter le fil de ceux qui se rendent au cimetière, une fois le cortège arrivé à destination, la civière est placée près de la tombe.

Pour la mise en terre, le corps est allongé sur le côté droit et le visage du défunt doit être tourné vers La Mecque. Au cours de la cérémonie de mise en terre, les femmes ne doivent pas s’approcher de la tombe et il est inutile d’offrir des fleurs aux proches du défunt. En outre, ce sera seulement après la mise en terre que les femmes pourront se recueillir devant la tombe du défunt.

L’après-enterrement des musulmans Tunis

Après avoir suivi toutes les démarches en cas de décès, les musulmans Tunis pratiquent une cérémonie post-funéraire appelée « le deuxième Fark », l’enterrement étant « le premier Fark ». Cet évènement se tient six jours après la mise en terre du défunt. Lors du deuxième Fark, les familles, les amis et les proches du défunt qui n’ont pas pu assister aux cérémonies funéraires peuvent présenter leurs condoléances aux proches du défunt.

Le jour d’après le deuxième Fark, également dit deuxième ou dernière séparation, les femmes qui ont été logées chez le défunt durant les funérailles se rendent au cimetière avec la famille endeuillée pour se recueillir une dernière fois avant de laisser la vie reprendre son cours. Tout aussi bien avant qu’après l’enterrement du défunt, les endeuillés sont appelés à s’habiller d’une manière très sobre.

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